C'est déjà fini ...
Nous voici de retour à Buenos Aires. Mais commençons par le commencement : vous vous doutez que lors de notre escale de trois jours, nous ne nous sommes pas roulés les pouces. Au programme, les incontournables de la ville pour passer plus de temps à flâner plus tard.
Le jour d’après, alors que nous avions prévu de visiter les monuments du centre, de belles surprises nous attendent. Une cérémonie du 25 mai a lieu sur la place près du palais municipal. Les militaires portent des uniformes qui nous font penser à la Révolution française. La cérémonie est de toute beauté et nous donne à voir l’esprit patriotique très présent chez les Argentins. Des danses folkloriques aboutissent en dévoilant les couleurs du pays et le public s’est enthousiasmé de crier des « Vive la patrie !! ». De quoi nous donner la chair de poule.
On continue sur l’avenue et nous tombons nez à nez sur le tournage d’une publicité avec le décor imitant une rue new-yorkaise. Guillaume s’est incrusté sur le tournage avec les autres figurants, peut-être une prochaine nomination aux Oscars…
Le dernier jour est consacré à la visite de Théâtre Colon, l’un des rares opéras au monde ou l’acoustique est quasi parfait. Tous les matériaux proviennent d’Europe et les œuvres ont été réalisées par des artistes italiens, français et allemands. La salle est un vrai bijou, nous sommes sous le charme.
Pour le retour à Buenos Aires, nous profitons du dimanche pour aller voir une cérémonie religieuse bien de chez eux : un match de foot a la bombonera, le stade des Boca juniors. Ambiance garantie dans ce stade mythique. On assiste à la fin du match de l’équipe des plus jeunes qui ont remporté la victoire. Les tribunes en face de nous se remplissent peu à peu avec l’installation des banderoles bleu et jaune. Cette tribune est réservée au « jugador n 12 », un groupe de supporters rémunérés par le club pour mettre de l’ambiance dans le stade. Et on peut dire qu’ils mettent du cœur à l’ouvrage. Tout le monde se lève solennellement avant l’arrivée des joueurs pour les acclamer. L’équipe adverse arrive en premier sous une pluie de sifflements avant les Boca juniors qui ont droit à une ovation du tonnerre. Le caméscope n’a pas pu filmer la scène a cause de la saturation du son !!! On reste debout durant tout le match à applaudir et encourager l’équipe. Mis a part pendant la mi temps, les chants et la fanfare ne se sont pas arrêtés une seule seconde, le stade vibre du début a la fin. Lorsque les Boca marquent enfin un but à la deuxième mi-temps, tout le monde saute partout et embrasse son voisin de même qu’à la fin du match. Ils sont vraiment dingues de leur équipe au point de chanter que les Boca sont leur vie et que leur cœur bat pour eux.
Deuxième institution du quartier : le Caminito, un endroit fait pour les touristes et uniquement pour les touristes, mais le lieu est sympa à visiter. Les façades en tôle sont colorées et décorées de personnages, la musique accompagne les démos de tango ou de danses folkloriques et des artistes vous proposent peintures, photos et autres souvenirs.
Le lendemain, nous partons a la découverte du quartier de Recoleta, célèbre notamment pour son cimetière. C’est un peu notre Père Lachaise mais en plus impressionnant. Ici, nous n’avons pas croisé une seule tombe, mais de somptueux caveaux qui rivalisent de luxe et d’originalité. Nous avons fini la visite du quartier par l’Eglise Nuestra Señora del Pilar et la Plaza Francia, très animée le weekend mais déserte ce matin.
Dans le quartier Puerto Madero, la ou débarquaient la foule d’immigrants venus d’Europe, se trouve la Fragata Presidente Sarmiento. C'est un fameux trois mats qui a fait plus de quarante fois le tour du monde (rien que ça) et que l'on peut visiter à son rythme en touchant à tout. Du bateau, on aperçoit le Puente de la Mujer, joli pont piétonnier où l’on voit, paraît-il, des danseurs de tango.
Même si Buenos Aires recèle des merveilles architecturales et des rues animées, la pollution et le bruit des bus ne sont pas de toute tranquillité. Nous prenons donc un jour pour nous échapper a Tigre. Nous prenons un train puis embarquons sur un bateau pour voguer entre cette agglomération de petites îles toutes collées les unes aux autres. L'endroit est paisible ce qui a donne l'idée a bien des Portenos de construire une maison secondaire. Les îles en sont pleines à craquer. Au bout de près d'une heure de navigation, nous descendons sur une ile ou nous attendent quatre toutous parés pour la balade. C'est parti pour deux heures de promenade tranquille ponctuée de gazouillis d'oiseaux de toutes sortes. Il nous faut traverser des ponts tout mimi pour passer d’île en île.
On retourne à Buenos Aires visiter le quartier de Palermo. Bel endroit pour faire du footing dans un parc immense genre Bois de Boulogne, d’ailleurs dessiné par un Français. Quelques perruches vertes fabriquent leur nid non loin du patio andalou et du jardin japonais, offert par la communauté japonaise en remerciement de l’accueil du pays (ah ces Japonais…). Le musée Evita un peu plus loin permet de comprendre le culte voué encore aujourd’hui à l'épouse de Perón par les Argentins.
Nous n'avons pas résiste au plaisir de voir et de pratiquer le tango. Difficile à rater, le tango s'invite partout et exhibe ses différentes facettes. Les spectacles de tango sont un véritable plaisir pour les yeux. Tout y est : chant, musiciens en live, jeu avec le public, danse et théâtre. Puis nous avons fait nos premiers pas dans les milongas, sorte de bal ou l'on danse le tango. La plupart des milongas propose des cours avant l'ouverture. Un couple mythique se donne en spectacle à San Telmo, quartier des antiquités et qui a vu naître le tango.
L'Argentine, c'est aussi la pampa, ces immensités de plaine qui semblent ne jamais se terminer. Mais difficile de visiter une estancia authentique. Seules quelques unes sont ouvertes au tourisme et nous nous sommes laissé tenter. Une journée où l’on a fait que bouffer et boire. Tout est à volonté ! Ça commence par un accueil avec des empanadas de viande et vin rouge suivi d’un tour à cheval et visite de la maison familiale. Puis nous passons à table composé essentiellement de viande et de vin rouge avec des chants et des danses. On sort prendre l’air le ventre plein à craquer, assister aux prouesses des gauchos (sorte de cow-boy argentin). Agnès est priée d’encourager les gauchos par un bisou… Après tant d’émotions, rien de tel qu’un goûter bien gras pour se requinquer ! Nous testons les tortas fritas et les pastelitos à la confiture de coing avec du maté cocido bien sucré.
Nous ne pouvons finir cet article sans passer un petit coucou à Julie et Clément, nos amis Tarnais installés à Buenos Aires et avec qui nous avons passé de super moments.
Pour sûr, Buenos Aires et ses alentours se méritent et demandent du temps à découvrir, mais ce fut un merveilleux point final pour le voyage.
Voici pour finir une petite vidéo résumant rapidement le voyage, en attendant le suivant… (Merci à Sam pour son aide !)




























